Le compteur Linky, l'infrastructure cachée de la transition électrique des flottes
Quand un compteur pensé pour les ménages devient la clé de voûte du remboursement des recharges électriques professionnelles à domicile.

Un marché en pleine accélération, dopé par les aides et la réglementation
Le marché du véhicule électrique français connaît une croissance sans précédent. En 2025, plus de 100 000 voitures 100 % électriques ont été immatriculées par des entreprises en France, contre 69 449 en 2024, soit une hausse de plus de 44 % en un an. Début 2026, les véhicules électriques représentent déjà 27,5 % des immatriculations neuves, et les flottes professionnelles en sont le premier moteur avec plus d'un véhicule sur deux.
Les dispositifs réglementaires accélèrent cette bascule : la loi LOM impose désormais aux entreprises de plus de 100 véhicules d'intégrer au minimum 20 % de véhicules à faibles émissions dans leurs renouvellements annuels, sous peine de sanctions financières. La Taxe Annuelle Incitative (TAI), entrée en vigueur en mars 2025, frappe les flottes qui ne verdissent pas assez vite, soit 4 000 € par véhicule manquant. Le bonus écologique 2026 atteint jusqu'à 5 700 € pour les ménages précaires, et les entreprises bénéficient toujours d'avantages fiscaux significatifs sur les véhicules propres.
100 000 VE immatriculés par des entreprises en 2025 et personne ne sait rembourser la recharge à domicile
Selon Enedis, 80 % des recharges de véhicules électriques pourraient avoir lieu au domicile du conducteur. Pourtant, la quasi-totalité des entreprises qui électrifient leur flotte se heurte au même mur : comment identifier précisément l'énergie consommée par le véhicule de fonction sur la facture d'électricité personnelle du salarié ? Comment distinguer la recharge professionnelle de la consommation domestique ? Comment rembourser au juste prix, en tenant compte du contrat d'électricité réel (heures pleines, heures creuses, Tempo, tarif de base) ?
Aujourd'hui, la plupart des gestionnaires de flottes naviguent à vue : forfaits approximatifs, prix fixe du kWh déconnecté de la réalité, notes de frais manuelles impossibles à vérifier. Résultat : soit l'entreprise surpaie, jusqu'à 500 € de surplus par véhicule et par an selon les estimations du secteur, soit le collaborateur est lésé et freine son passage à l'électrique. L'URSSAF elle-même a refusé des remboursements forfaitaires jugés non conformes, exposant les entreprises à un risque de redressement.
« L'URSSAF demande un remboursement au réel et non forfaitaire, Voltaback est à date la seule solution répondant à cette problématique. »
- Arnaud, Engie Home Service, Flottes de 4 000 véhicules
Des bornes coûteuses, intrusives, et un crédit d'impôt qui disparaît
Jusqu'ici, les solutions existantes reposaient sur du matériel : câbles connectés (~1 000 € pièce) ou bornes connectées (~2 000 € par collaborateur, installation comprise). Au-delà du coût, ces équipements posent un problème d'acceptabilité : ils sont intrusifs, nécessitent une intervention au domicile du salarié, et surtout, ne permettent ni d'identifier quel véhicule se recharge ni de rembourser au coût réel de l'énergie.
De plus, le crédit d'impôt de 500 € pour l'installation d'une borne de recharge à domicile a définitivement disparu au 31 décembre 2025. Plus aucune aide ne vient amortir l'investissement en équipements de recharge côté particulier.
Par ailleurs, le coût de l'énergie en itinérance reste un facteur déterminant : pour recharger une Renault R5 en entier (250 km d'autonomie), un plein en station publique coûte environ 30 € (à 0,60 €/kWh), contre seulement 8 € au domicile (à 0,16 €/kWh), soit près de quatre fois moins. Maximiser la recharge à domicile constitue aussi un levier d'économies massif pour l'entreprise.
« VoltaBack ubérise le câble connecté, en répondant simplement à un problème complexe. »
- Jérôme Stubler, CEO Equans, Flottes de 20 000 véhicules
Le Linky comme clé de voûte : une solution 100 % logicielle, 0 € de CAPEX
C'est le pari technologique de VoltaBack, startup française fondée par Arnaud Tran (Polytechnique, Stanford) et Adrien Guenard (MIT, CentraleSupélec) : exploiter les données déjà disponibles (celles du compteur Linky et celles du véhicule connecté) pour reconstituer avec précision chaque session de recharge à domicile, sans installer le moindre équipement supplémentaire.
Le compteur Linky, déployé dans plus de 35 millions de foyers français, transmet un point de consommation toutes les 30 minutes. Les algorithmes de VoltaBack croisent cette courbe de charge avec les données du véhicule (état de charge, localisation, modèle) pour isoler la consommation exacte de la recharge, en corrigeant les pertes énergétiques qui varient de 5 % à 40 % selon les modèles et la saison. Le tout est restitué au tarif réel du contrat d'électricité du collaborateur (HP/HC, Tempo, base) avec un justificatif de remboursement détaillé, conforme aux exigences de l'URSSAF.
La mise en place prend deux minutes côté employé : connexion du véhicule, dépôt d'une facture d'électricité. Aucune intervention physique, aucune borne à installer, aucun câble spécifique. La solution fonctionne aussi en copropriété (Linky individuels ou opérateurs type Zeplug/Waat).
« En simplifiant la recharge à domicile, VoltaBack apporte une réponse concrète aux enjeux d'adoption du véhicule électrique et accompagne nos collaborateurs vers une mobilité plus durable. Cette solution s'inscrit pleinement dans notre stratégie de verdissement de la flotte de véhicules et d'accélération de l'électrification. »
- Stéphane Neviere, Responsable département Véhicules chez Sodexo, Flottes de 3 000 véhicules
Des grands groupes aux ETI : le problème est universel, la réponse aussi
Le problème du remboursement de la recharge à domicile ne connaît pas de frontière sectorielle. Il touche aussi bien les acteurs de l'énergie que ceux du BTP, de la logistique, de la banque ou des services. Des entreprises comme Engie Home Services, Equans, Loxam, Fayat, BNP Paribas, Fives, Sodexo ou encore Sanef, toutes confrontées à l'électrification accélérée de leurs parcs, ont fait le choix d'une approche logicielle plutôt que matérielle pour résoudre cette équation.
2026 : la démocratisation vers les PME et l'horizon européen
Après avoir conquis les grandes flottes du CAC 40 et des ETI majeures, VoltaBack ouvre au premier trimestre 2026 une plateforme dédiée aux PME et ETI gérant moins de 50 véhicules.
Dans un contexte où l'arrivée du V2G (Vehicle-to-Grid), avec la Renault 5 en tête de file, promet de transformer chaque véhicule électrique en batterie de stockage domestique, la capacité à tracer finement les flux d'énergie entre le réseau, le foyer et le véhicule deviendra un enjeu central. Le compteur Linky, couplé à l'intelligence logicielle, est en train de devenir l'infrastructure invisible de la mobilité électrique.
Chiffres clés
- 100 000 VE immatriculés en B2B en France en 2025 (+44 % vs 2024)
- 80 % des recharges au domicile (Enedis)
- 8 € au domicile vs 30 € en station
- 500 € de surplus annuel par VE au forfait
- 0 € de CAPEX, aucun équipement
- 150 entreprises utilisent VoltaBack
- 2 min de mise en place pour le collaborateur
- ISO 27001 Certifié, conforme RGPD
À propos de VoltaBack
Fondée par Arnaud Tran (Polytechnique, Stanford) et Adrien Guenard (MIT, CentraleSupélec), VoltaBack est la première solution 100 % logicielle de remboursement au réel des recharges de véhicules électriques de fonction effectuées au domicile des collaborateurs. Sans aucun équipement à installer, la plateforme croise les données du compteur Linky et du véhicule connecté pour fournir un justificatif de remboursement détaillé et conforme. Certifiée ISO 27001 et conforme RGPD, VoltaBack est opérationnelle dans six pays européens et accompagne des entreprises de toutes tailles, des PME aux groupes du CAC 40.
